Entreprises Environnement Alsace

100% d’ENR en Alsace est-ce possible ?

La Région et l’ADEME ont souhaité se projeter en 2050, via une étude prospective visant à l’autonomie énergétique de l’Alsace.

Il s’agit d’identifier le potentiel théorique maximal ainsi que l’ensemble des contraintes qui viennent peser sur le développement des filières énergies renouvelables et de récupération (ENR&R).

 

Dans le cadre de ce travail, trois scénarios ont été construits :

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  • un scénario tendanciel qui reflète l’état des lieux énergétique en 2050 si les collectivités, les acteurs du territoire ne s’engagent pas davantage sur la voie de la transition énergétique (les choix d’énergie sont dictés sur une logique de marché ne favorisant pas les ENR les plus vertueuses) ;
  • un scénario volontariste qui vise un objectif plausible de développement des filières sur le territoire compte tenu des potentiels et des dynamiques qui peuvent être engagées.
  • un scénario maximal tenant compte de toutes les contraintes qui s’appliquent aux différentes filières et qui maximise les productions sur les ENR les plus vertueuses. La capacité financière des maîtres d’ouvrages, la concurrence avec les énergies fossiles et entre les filières ne sont pas prises en compte.

Ces scénarios prennent comme hypothèse, ambitieuse, la réduction de la consommation énergétique cible du Schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE), soit une division par deux des consommations d’énergie de 2009.

La déclinaison des trois scénarios à l’échelle des territoires doit également permettre d’éclairer les collectivités sur les capacités de leur territoire dans une perspective d’autonomie énergétique.

 

La conclusion de l’étude met en avant de nouveaux gisements d’ENR (turbinage de l’eau potable et des eaux usées en hydroélectricité, micro-cogénération bois) ainsi que des gisements sur la récupération de chaleur dans l’industrie et les eaux usées. De nouveaux objectifs plus ambitieux sont à portée de main pour l’énergie photovoltaïque avec l’émergence de la parité avec le réseau ainsi que sur la géothermie profonde (au-delà des projets en développement, le territoire recèle d’autres ressources qui restent à exploiter).

Le choix du scénario volontariste suppose que l’ensemble des acteurs se mobilise autour de projets fédérateurs et exemplaires en mesure de relancer une dynamique sur certaines filières qui méritent une attention particulière (le solaire thermique et la géothermie très basse énergie notamment).

Des efforts importants sont à consentir sur la production de chaleur renouvelable, le territoire ne peut pas se satisfaire en 2050, d’une couverture à hauteur de 37% estimée dans le scénario tendanciel. L’objectif d’une couverture des besoins de chaleur à hauteur de 49% en 2050 dans le scénario volontariste suppose d’engager des actions ciblées, et de mobiliser les leviers financiers et outils réglementaires à disposition des collectivités en direction de l’ensemble des acteurs du territoire.

Les besoins en électricité sont eux couverts à 100% par les énergies renouvelables, peu importe le scénario.

 

Mise en garde à l’attention des lecteurs :

  • l’étude ne couvre pas les questions de capacité d’intégration des ENR aux réseaux de gaz et d’électricité, ni celles de l’adéquation entre la production horaire et la consommation, sur l’ensemble des jours de l’année ;
  • les différentes hypothèses prises dans le cadre de ce travail sont détaillées dans le rapport final de l’étude ;

 

Accéder à l’étude complète ou à sa synthèse :

 

 

 

 

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